The Power of One

POETIQUE 2 copie

dessin universites greveParano

Le nouvel Amiante débarque dans vos kiosques, ou plutôt dans l’appart de vos dealers d’Amiante…

Mercredi prochain…mettez fin à votre manque, achetez le n°2 avec dedans : le contre-sommet de l’OTAN, Oaxaca, Interview d’Emmanuel Todd, les émeutes de la faim au Cameroun, des dessins d’la balle …

On sera à l’IEP Jeudi et Vendredi entre 12h et 14h

et ce week-end à St Aubin …

Et toujours :

- au Tchus, au kiosk,

On vous informe très vite des autres points de vente, contactez-nous si vous souhaitez vous procurer l’Amiante, en être un bon dealeur ou devenir point de vente

Gustave Kervern

Gustave Kervern

Gustave Kervern en visite à Toulouse pour l’avant première de son grand troisième flim Louise Michel (en salle le 24 décembre) a eu la finesse d’accorder à L’Amiante une interview, à retrouver dans le prochain numéro .

Le film est à voir absolument, à  suivre la bande annonce, pour vous allécher :

dsc_0014Ils en parlent

Pour financer son lancement, L’Amiante avait organisé une soirée-concert/tombola au bar “El Camino”

Info relayée par certains médias qu’il faut aussi soutenir:

Indymedia :  http://indytoulouse.nokods.org/spip.php?breve127

Friture : http://www.friture.net/spip.php?article1820&var_recherche=amiant

Séance photo

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La suite ici

Sortie du Premier Numéro de L’Amiante

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Tous les midis sur les facs de l’Arsenal et de l’IEP,
et tous les week-ends sur les marchés de St Sernin, d’Arcole et St Aubin

Si nous restons introuvables malgrés nos masques á gaz et nos combi flashies et que tu cherches L’Amiante dans tout Toulouse…

Contacte-nous : canard.alternatif@gmail.com

Un FILM IMMONDE

Ce n’est pas tant qu’il soit mauvais. Ni même qu’il manque d’intérêt. Mais à tenter de restituer la réalité, on se dit que tout ça sent un peu le bâclé. Comme si les auteurs étaient pressés, l‘histoire compressée et les spectateurs des cons pressés. A force de vasouiller entre les (mauvais) genres, l’intrigue reste vague et c’est tout le film qui prend l’eau.

Et pourtant!
Son succès ne se dément plus, au point de devenir un véritable phénomène de société. Impossible d’y échapper, ce film est au centre de tous les débats et fait désormais partie intégrante de notre actualité. Partout on le voit, on le revoit, on en parle, on l’étudie. Certains même le dissèquent. Nous, on le dit mou!

Et comment!
Les auteurs font d’un sujet passionnant une œuvre insipide. Au cœur du scénario, une crise financière devient soudain l’élément central, délaissant de nombreux épisodes de l’histoire auparavant soulevés, tels une révolte de moines réprimée dans le sang ou un génocide au sein d’un obscur continent. Une crise qui par ailleurs n’apparaît à l’écran que sous un angle économique, occultant ses aspects sociaux et moraux. Cette surexposition partielle et partiale de certaines facettes de l’intrigue est d’ailleurs récurrente. On ne comprend pas pourquoi le film s’attarde plus sur le combat politique de deux hommes qui cassent la baraque, au bas mot, que sur le massacre de milliers d’autres qui ont du coup beaucoup moins la frite. On regrette ainsi le manque de liens entre les différentes scènes, qui ne semblent pas être traités sur le même plan. Cette absence de cohérence ajoute à la confusion générale, alors qu’on sent bien que ce sont dans les ombres du scénario que résident les solutions de l’intrigue. Bref, c’est le bordel, on pige rien et on dirait que c’est fait exprès. Et ça devrait pas.

Et pis paul. Tant de personnages pullulent sur la pellicule, starlettes éphémères et autres étoiles filantes. Des astres? Non, désastre. Tout au long du film, une curieuse importance est donnée à certains second rôle qui n’ont rien à voir avec l’intrigue, et détournent le spectateur des subtilités de la narration. On ne parvient plus à discerner les scènes clés des autres, et les personnages principaux des figurants. Ça brille, ça braille, et au final ça brouille.

Et pis merde! On aurait pu continuer longtemps comme ça à vous décrire les défauts de ce film. L’importance donnée à ce petit personnage hyperactif, plus omniprésent qu’omnipotent; sa femme écarlate brunie sous les projecteurs, et son pote qui nous lourde à apparaître benoîtement seize fois dans sa grande robe blanche… Et pleins d’autres personnages qui squattent la pellicule, et qui bien souvent n’ont que trop peu de rapport avec l’intrigue principale.

Au niveau technique c’est pas mieux, les plans sont trop rapides, pas assez larges, on ne prend pas la pleine mesure des choses. Si on note tout de même un gros travail sur l‘image, c’est en dépit du reste. Au fond il n’y a que la forme.

Et pis logue. Ce film immonde, c’est le film du monde. Un film qui se tourne tous les jours devant nous et bien souvent malgré nous. Victimes de leurs succès, les médias nous livrent une version parodiée de la réalité, une série B, un film inachevé.

Ce film, nous en sommes les spectateurs, devenons-en les acteurs!

Muv’

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pipicacaAinsi le constat était là.. Amer, sulfureux, avec un arrière goût de frustration : la plupart des journaux que nous lisions, loin de nous faciliter la tâche, nous la rendait plus difficile. On s’était résignés à ne plus lire la presse que pendant nos pauses sur le saint siège, et non plus pour s’instruire, découvrir, réagir, rire, être interpellé, galvaudés, revitalisés , aimantés de nouveau sur le chemin radieux du désir de vivre et de foutre gaiement des coups de pieds dans les fourmillières qui passent. Consensuelle, molle, fade et sans goût ; les faits se suivaient à la queue leue leue, sans queue ni tête, liés uniquement par l’exposition de l’unique vérité vraie et formulable : le monde est tel qu’il est et il n’est nul besoin de se révolter car nous ne pouvons pas le changer.

Vous pensiez alors que le pire était venu… Vous vous fourriez encore le doigt dans l’orbite jusqu’à l’occiput. Car l’avantage de cette soupe gluante était au moins qu’elle pouvait vous faciliter le coulage de bronze aux moments propices. L’esprit pas trop en alerte, les fonctions biologiques reprennent le dessus, c’est bien connu.

Jusqu’au jour ou les canards failllirent à leur dernière mission, et qu’un arrière goût plus détestable encore vint prendre le dessus sur la neutralité passée. Même plus le bon goût de sauver les apparences : Une de Talonetto tous les quinze jours, silence sur les conflits sociaux, montée en aiguille des faits divers, l’insipide tournait à l’aigre et détournait notre attention de nos petites affaires. Notre gentil canard européano-centriste se transformait insidieusement en petit monstre assez flippant, ce qui eu pour effet de stopper les vannes : ça ne pouvait plus couler, ça coinçait même…

Devant le scandale que constituait cette atteinte faite à nos fonctions digestives, nous avons commencer par nous énerver tous seuls ; mais sans pouvoir remédier au mal depuis notre réduit, nous avons vu l’odieuse évolution se poursuivre de plus en plus nettement. Après avoir bien craché sur la presse, avoir bien débattu entre nous, il nous apparu qu’il était un tant soit peu stérile de s’énerver chacun dans nos cabinets respectifs : autant nous décider une fois pout toute et créer notre journal.

Un journal ? Pour quoi faire ?

Pour débattre d’abord. Convaincus du bien fondé du dialogue et de l’échange, convaincus que les chômeurs sont ceux qui parlent encore le mieux de chômage, les sans-papiers de chasse aux sans-papiers et les filles de cunilingus, nous voulons aussi travailler avec les personnes les plus diverses possibles, et ne pas rapporter leurs propos mais bien leur donner la parole.

Nous ne voulons pas de cloisonnage, pas de barrières ou de limites quelqu’elles soit : au niveau du fond comme de la forme, la seule ligne éditoriale adoptée fût que tous les articles, textes ou dessins seraient publiés tant que tous les membres participants au projets ne s’y opposent. Système de décisions par consensus donc, car on a beau nous bassiner avec la loi de la majorité, pour nous 49% n’a jamais fait 0%, et 51% jamais 100%.

Nous voulons parler de tout, et surtout de ce qui est interdit : de pauvres, de classes, d’injustice, de répartition des richesses, d’écologie, de poésie, de cul, de merde, de la beauté du monde, de ses tragédies aussi. Nous voulons parler d’ici et de là bas ; de culture, de politique, sans prétention d’objectivité.

Il vous semblera peut être que nous aimons beaucoup cracher dans la soupe (et à coté du bol aussi), mais nous avons aussi des convictions fortes, dont celle du partage et de l’échange comme source d’avancées et de petites révolutions en tout genre. Nous croyons encore que l’on peut être franc dans ses propos et respectueux dans le dialogue, et que de vouloir créer un journal corrosif tel que l’Amiante permettra l’éclosion d’idées fertiles sur notre torchon et donc aussi dans nos petites têtes.

Nous vous invitons tous à vous joindre à ce symphatique mic-mac, quelque soient vos croyances ou votre couleur de sourcils, et aussi à nous soutenir, car comme tous les génies méconnus nous partons sans le sous avec des projets grandioses dans la tête.

Le canard est désormais maqueté, tout bien préparé, il ne nous manque plus que les sous pour l’imprimer. On demande donc le soutien de toutes les bonnes âmes en possession de moyens fiduciers, financiers, techniques ou tactiques, et on invite tous les fous furieux à participer aux réunions du journal et à nous envoyer leurs réactions ou articles à l’adresse ci-dessous.

Amiantement votre, l’équipe du journal « l’Amiante ».

canard.alternatif@gmail.com